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Mairie de Matomb Tél. (+237) 682.240.939

Ville de Matomb

Présentation

Localisation de la Commune

La Commune de MATOMB, d’une superficie de 620 km² pour une population de 23 396 habitants, est située dans la partie Sud-Est du Département de Nyong et Kellé, Région du Centre. A une trentaine de kilomètre de Boumnyébél et à près de 43 km de Yaoundé et 220 km de Douala, la Commune de Matomb est limitée au Nord par la Commune de Bôt-Makak (37km), à l’Ouest par la Commune de Ngog-Mapubi (36km), au Nord-Est par celle de Lobo dans la Lékié (21km), à l’Est par la Commune Mbankomo dans la Mefou et Akono (45km) et au Sud par la Commune de Bondjock (41km). Elle compte 24 villages dont 01 seul (Matomb-Centre) constitue l’espace urbain communal.

Fiche synthétique de présentation de la Commune

Date de création : 12/12/1962
Superficie : 620 km²
Population : 23 396 habitants (source : BUCREP)
Ethnies : Bassa
Nombre de villages : 24 (Bingongog, Bomtol,Boumbone, Kombéng, Lamal-Pougue, Lisse, Mambine, Manyaï, Mandoumba, Manguen1, Manguen2, Mandoga, Mayébég, Mbeng, Mbemndjock, Matomb-Centre, Matomb-Village, Mayôs, Mawél, Nkongtock, Nkenglikock, Nganda, Ngoung, Pan-Pan)
Activités économiques : Le transport, l’Agriculture, le Petit Commerce, l’Elevage, le petit bétail, la Pêche (pisciculture), PME, exploitation des carrières de sable, l’exploitation forestière.
Infrastructures sociales : Ecoles primaires (31), écoles Maternelles (8), CMA (01), CSI (04) dont 3 non construits (Lisse, Lamal-Pougue et Mandoumba), Lycées (05 dont 01 Technique), CETIC (04) dont 03 fonctionnels et 01 non fonctionnel, 01 CES (Mawel), 01 Centre social, 01 bureau de postes (CAMPOST), CEAC
RĂ©seau de relation : PNDP, GIZ, FEICOM, CVUC, SYNCONYK, ASAFRO, CTFT
Principales forces : Liberté d’opinion politique, Forte élite, Exécutif Municipal dynamique, Personnel administratif bien formé, 40 km de route bitumée traversent la Commune.
Principales faiblesses : Querelles de leadership de quelques élites, sensibilisation insuffisante des populations par les Conseillers Municipaux et collaboration mitigée des SDE.
Opportunités : 40 km de route bitumée, Forêts, Sites touristiques, Carrière de pierre
Obstacles : Incivisme fiscal, Faible revenu de la Commune, Mauvais Ă©tat de certaines routes

Milieu biophysique

Climat

La Commune de Matomb est soumise au climat équatorial de type guinéen classique à deux saisons de pluies (correspondant aux saisons de cultures) et deux saisons sèches. La température moyenne de la région oscille entre 22°C et de 28°C avec une amplitude thermique variant entre 8 et 13° C. Les précipitations annuelles se situent le plus souvent à 1400 mm de pluie en moyenne par an ; la grande saison sèche va de mi-novembre à mi-mars, la petite saison de pluies va de mimars à mi-juin, la petite saison sèche de mi-juin à mi-août et la grande saison de pluie de mi-août à mi-novembre (source : DDMINADER Nyong et Kellé).

Sols

La Commune de Matomb est composée des sols jaunes, riches en oxy-hydroxyde de fer, en argile et kaolinite. On rencontre de moins en moins des cuirasses ferrugineuses endurcies par endroit et libérant progressivement des gravillons signes des paléoclimats arides altérant avec des climats humides.
La fertilité des sols de la Commune est relativement bonne. On note cependant une dégradation de sol dans certains villages (Nkenglikock, Mayebég, Mawel, etc), dégradation favorisée en grande partie par une érosion des sols causée par les eaux de ruissellement.

Relief

Le relief présente des dénivellations avec des collines où affleurent des roches : des migmatites notamment des plateaux par endroit, des vallées abritant très souvent des marécages avec en leur sein des cours d’eau.
L’aspect un peu tourmenté de ce relief notamment au niveau de Matomb, donne une vue panoramique aux visiteurs et autres personnes curieuses de passage dans la Commune.

Hydrographie

Toute la zone de la Commune de Matomb appartient au bassin Atlantique. Arrosée par plusieurs cours d’eau dont : la Kellé qui traverse les villages Manguen 2, Nkongtock et Kombeng, Pougue (Ngoung, Lamal-Pougue) Ndjimahe (Matomb), Manyaï (Manyaï, Matyomb), Mboye (Lisse), Djel (Mayôs), Masong ma njé (Nkongtock), Liko’o (Bingogog, Mandoga et Nkenglikock).Cette zone reste coincée entre les deux plus grands fleuves de la Région : la Sanaga et le Nyong.

Flore et faune

La végétation de la Commune de Matomb influencée par les importantes précipitations enregistrées, présente deux caractéristiques :

  • Une forĂŞt primaire (Lisse, MayĂ´s, Manguen 1, Mbemndjock et Nganda)
  • Une forĂŞt secondaire dans le reste des villages et aux abords des agglomĂ©rations
La forêt primaire regorge des espèces de bois exploitées telles que le Moabi (Baillonella toxisperma), le Sapelli, l’Iroko et l’Ayous.
A côté de quelques ventes de coupe, on enregistre quelques activités clandestines de coupe sauvage de bois. De nombreux produits forestiers non ligneux (PFNL) tels que les mangues sauvages (Irvingia gabonerisis), les fruits de moabi (Baillonella toxisperma), le ndjansang (Ricinodendron heudoletti), le rotin (Lacosperma securdiflorum), les plantes médicinales, le miel sauvage, les fibres de raphia, les fruits sauvages divers, l’ekok (Gnetum africana), les noisettes, etc.., sont exploités par les populations riveraines.
La faune terrestre et aquatique, quant à elle, est constituée de mammifères, de reptiles, de ruminants, de primates, de rongeurs, de nombreuses espèces d’insectes et d’oiseaux.
Les espèces d’animaux généralement rencontrées sont l’antilope, l’aulacode, la biche, le porc-épic, le lièvre, le pangolin, la tortue, le rat palmiste, le varan, le crocodile, etc.
Parmi les primates, on peut citer le singe, alors que les serpents (la vipère, le mamba vert, le boa), le varan, les lézards, etc… constituent l’essentiel des reptiles.
Les principales espèces d’oiseaux sont la perdrix, la pintade, le toucan, le corbeau, le perroquet, etc.
La faune aquatique est dominée par les crocodiles et plusieurs espèces de poissons de fleuve (carpe, poissons vipères) et d’eau douce tels que les silures.
La chasse est pratiquée généralement par les populations riveraines qui utilisent les techniques traditionnelles (pièges et la chasse à court) et qui à un degré moindre, ont recourt aux armes à feu. Ces activités de chasse sont, dans une certaine mesure, combattues par les autorités administratives et les services étatiques compétents chargés de la protection de la faune, notamment celle en voie de disparition.